L’exercice démocratique à la mairie d’Élancourt

Le règlement intérieur du conseil municipal a été approuvé par la majorité le vendredi 13 novembre. Les élus Réinventons Élancourt ont voté contre. Ce document précise, entre autre, le fonctionnement de parution de la tribune d’expression soi-disant libre mais qui pose en réalité un réel problème démocratique. 

Tout d’abord, il faut considérer le mode opératoire de la publication : chaque groupe d’opposition doit livrer le 10 du mois précédent son texte qui ne sera publié que le dernier jour du mois, nous dit-on pour des contraintes d’impression. Pourtant dans le magazine d’Élancourt de septembre, paru le 30/09/2020, l’élection de Philippe Benassaya le 27/09/2020 a été largement reprise dans le magazine. Pourquoi donc devons-nous transmettre notre texte 3 semaines avant sa parution ? 

En réalité, l’utilité de délai est sans doute de permettre à M. Michel de préparer sa réponse afin de réduire la portée des tribunes de l’opposition. Pourtant le récent jugement https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000042456208 montre que la tribune libre de l’opposition ne peut être l’objet d’une réponse dans le même magazine. Ce point a été signalé à la majorité élue lors du conseil municipal du 13/11/2020 en précisant la jurisprudence de la cour administrative d’appel de Douai, nous attendons une autre évolution à ce sujet.  

Ensuite, il faut considérer la mise en forme de la page Tribune libre, qui montre bien le déséquilibre au niveau de l’espace alloué, des caractères et de l’attractivité de lecture. 

Faisons une comparaison de cette page avec celles de villes voisines (Maurepas, Trappes) qui souligne la différence de traitement de cette Tribune Libre.  

Les tribunes de Maurepas, Trappes et Elancourt

Nous nous interrogeons sur ce que cache cette méthode. Est-ce la crainte de l’expression libre des élancourtois ? Est-ce la méthode de la majorité pour mener les débats ? Comme l’a révélé ingénument le Maire d’Élancourt lors du dernier conseil municipal, au fond seule compte la puissance de la communication, la réalité des faits a peu d’importance.