Les Happy Hours, ou les tristes heures du Prisme !

La Covid est-elle vraiment le plus grand danger qui plane sur l’avenir du Prisme ?  

Le choix de la municipalité de ne pas réouvrir à cette rentrée, avec toutes les conditions sanitaires indispensables, alors que tous les théâtres relancent avec prudence leurs activités, fait courir un risque mortel à notre salle de spectacle, celui d’une chute des abonnements et une perte de fidélisations des publics. L’incertitude quant aux évolutions du contexte sanitaire peut inciter à les spectateurs à prendre moins de risque sur des dates à venir. Le Prisme n’ouvrant sa saison qu’en janvier, les premiers abonnements se seront peut-être orientés, c’est à craindre, vers d’autres théâtres. 

Comme vous avez lu dans le bulletin municipal de septembre, la municipalité se cache derrière : « Notre choix protège la santé  de tous et notre budget »Pour la santé, jugez par vous-même,  la décision de mettre à disposition la grande salle du Prisme pour le meeting électoral  de leur champion, Monsieur Benassaya, montre leur incohérence. S’il est possible de venir dans la salle , pourquoi ne pas ouvrir la saison.  Pour le budget, le fonctionnement est couvert par la subvention de St Quentin. Cela signifierait que cet argent soit « détourné » vers d’autres lignes budgétaires ? Décidemment, là encore, la Covid a bon dos. 

Le message que la municipalité passe ainsi à la population, est plus grave encore. Les spectacles, les actions culturelles, les ateliers artistiques familiaux, les projets avec les scolaires, tout cela ne serait qu’un loisir, un luxe qui par temps de crise n’a pas lieu d’être.

C’est d’autant plus grave car il n’y a pas de demi-mesure :  on soutient ou on ne soutient pas la mission d’éducation et l’enjeu culturel d’une collectivité envers ses administrés. 

Aujourd’hui il ne s’agit pas que de défendre les rendez-vous apéritif Jazz des Happy Hours, derrière c’est l’existence d’un théâtre au service de la culture pour tous dont il faut défendre les missions. Il nous faut l’affirmer par notre présence aux spectacles comme dans les abonnements, tout au long de la saison, aux côtés de l’équipe du Prisme.